Un mécanisme tarifaire en deux temps, articulé autour du principe de réciprocité
Le décret instaure dans un premier temps un tarif généralisé de 10 % sur l’ensemble des importations entrant sur le territoire américain. Cette mesure s’applique à tous les partenaires commerciaux, sans distinction sectorielle ni géographique. Elle s’inscrit dans une logique d’ajustement tarifaire fondée sur le principe d’équité entre pays, selon le niveau moyen de droits appliqués aux produits américains.
La seconde phase consiste en l’application de droits différenciés pour un certain nombre de pays identifiés comme affichant des excédents commerciaux jugés excessifs vis-à-vis des États-Unis ou ayant recours à des pratiques considérées comme non coopératives. Cette étape repose sur une analyse détaillée des flux commerciaux bilatéraux, complétée par une évaluation qualitative des barrières tarifaires et non tarifaires, y compris les mesures sanitaires, réglementaires, ou monétaires.
Les surtaxes spécifiques annoncées vont jusqu’à 46 % pour certains pays d’Asie du Sud-Est, 36 % pour plusieurs partenaires régionaux, et 20 % pour l’Union européenne dans son ensemble. Le niveau de taxation tient compte des écarts observés entre les droits de douane américains et ceux imposés par les pays concernés sur les produits importés des États-Unis.
La seconde phase consiste en l’application de droits différenciés pour un certain nombre de pays identifiés comme affichant des excédents commerciaux jugés excessifs vis-à-vis des États-Unis ou ayant recours à des pratiques considérées comme non coopératives. Cette étape repose sur une analyse détaillée des flux commerciaux bilatéraux, complétée par une évaluation qualitative des barrières tarifaires et non tarifaires, y compris les mesures sanitaires, réglementaires, ou monétaires.
Les surtaxes spécifiques annoncées vont jusqu’à 46 % pour certains pays d’Asie du Sud-Est, 36 % pour plusieurs partenaires régionaux, et 20 % pour l’Union européenne dans son ensemble. Le niveau de taxation tient compte des écarts observés entre les droits de douane américains et ceux imposés par les pays concernés sur les produits importés des États-Unis.
L’Union européenne parmi les partenaires commerciaux les plus concernés
L’Union européenne figure parmi les principales zones ciblées par les mesures annoncées. Un droit additionnel de 20 % sera appliqué à toutes les exportations européennes vers le marché américain, quels que soient les produits concernés. La justification avancée repose sur le différentiel de traitement entre les droits pratiqués aux frontières américaines et ceux rencontrés par les exportateurs américains sur le marché unique.
Dans un communiqué publié le 2 avril, la Commission européenne a indiqué que des mesures de rétorsion étaient à l’étude. Une première riposte, axée sur les métaux industriels, devrait être adoptée dès la mi-avril. Une deuxième phase, en cours de négociation, pourrait couvrir un large éventail de secteurs, incluant les biens de consommation, les composants industriels et les produits agricoles. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a toutefois souligné que la voie du dialogue restait ouverte, insistant sur l’importance d’une solution négociée.
Dans un communiqué publié le 2 avril, la Commission européenne a indiqué que des mesures de rétorsion étaient à l’étude. Une première riposte, axée sur les métaux industriels, devrait être adoptée dès la mi-avril. Une deuxième phase, en cours de négociation, pourrait couvrir un large éventail de secteurs, incluant les biens de consommation, les composants industriels et les produits agricoles. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a toutefois souligné que la voie du dialogue restait ouverte, insistant sur l’importance d’une solution négociée.
Réactions différenciées selon les partenaires visés
Outre l’Union européenne, de nombreux pays asiatiques figurent parmi les cibles prioritaires. La Chine, en raison de son excédent structurel et de sa politique monétaire jugée non alignée, se voit imposer une surtaxe significative. Le Vietnam, dont les exportations vers les États-Unis ont fortement progressé depuis 2018, est lui aussi concerné par un niveau élevé de taxation. Des hausses ont également été appliquées à des économies intermédiaires d’Asie de l’Est, notamment Taïwan, la Corée du Sud, l’Inde et la Thaïlande.
Les raisons invoquées varient selon les cas, allant de la sous-évaluation des monnaies nationales à la complexité des normes d’accès au marché. Certains pays, comme le Mexique, bien qu’affichant un excédent important, ne sont pas concernés par ces surtaxes en raison des accords commerciaux en vigueur, notamment l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), anciennement NAFTA.
Les raisons invoquées varient selon les cas, allant de la sous-évaluation des monnaies nationales à la complexité des normes d’accès au marché. Certains pays, comme le Mexique, bien qu’affichant un excédent important, ne sont pas concernés par ces surtaxes en raison des accords commerciaux en vigueur, notamment l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), anciennement NAFTA.
Vers une nouvelle doctrine commerciale américaine ?
La stratégie dévoilée par l’administration Trump marque une rupture profonde avec les approches multilatérales adoptées depuis la Seconde Guerre mondiale. En privilégiant l’unilatéralisme tarifaire, les États-Unis entendent redéfinir les termes de leurs échanges avec le reste du monde. La Maison-Blanche justifie ces décisions par un double objectif : restaurer la base industrielle du pays et renforcer la souveraineté économique nationale.
Cette évolution pourrait avoir des conséquences structurelles sur l’ensemble du commerce mondial. Les pays visés devront choisir entre entrer dans une logique de confrontation ou rechercher des compromis commerciaux.
Cette évolution pourrait avoir des conséquences structurelles sur l’ensemble du commerce mondial. Les pays visés devront choisir entre entrer dans une logique de confrontation ou rechercher des compromis commerciaux.